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La restauration rapide et l’Association des Maires de France s’engagent !

 

Voici le texte de la charte nationale qui a été signé le 21 octobre dernier par Jacques Pélissard, Président de l’AMF et Jean-Paul Brayer, président du Syndicat national de l’Alimentation Rapide, engageant les deux parties à lutter contre les emballages abandonnés sur la voie publique et dans la nature.

 

L'expansion de la restauration rapide et de la vente à emporter a entraîné de nouveaux usages de l’espace public : manger et boire dans la rue sont désormais des pratiques courantes, conduisant malheureusement à des incivilités, au premier rang desquelles l’abandon des déchets sur la voie publique.

Des nuisances aux impacts multiples

La quantité de déchets provenant des restaurants et abandonnés sur la voie publique ou dans la nature représente une faible part des déchets collectés chaque jour dans nos villes et agglomérations. Alors pourquoi engager une démarche partenariale de lutte contre l’abandon de ces déchets alors qu’ils sont statistiquement peu importants ?

Chacun le comprend intuitivement : l’impact des déchets sur l’environnement n’est pas qu’une question technique. Il faut prendre en compte toutes les réalités :

  • Nuisances visuelles pour les passants et les riverains ;
  • Contraintes de nettoyage pour la collectivité ;
  • Difficulté à récolter une partie des terres souillées en zone rurale ;

Les déchets jetés sur la voie publique constituent donc une priorité.

Apparemment simple, cette question constitue en fait un défi complexe. Ni les communes ou groupements de communes, ni les entreprises de restauration rapide ne peuvent régler seules ce problème, malgré les efforts réalisés de part et d’autre.

Aujourd'hui, des palliatifs plus que des solutions

Face à ce problème, les pouvoirs publics et certaines villes ont réagi en redéployant les moyens consacrés à la collecte des ordures et en renforçant les sanctions. Les résultats ne sont pas à la hauteur des sommes consacrées et les sanctions, difficiles à appliquer, ne contribuent pas à réduire ces incivilités.

Ces réponses de circonstance ne traitent que les conséquences et non les causes de cette pollution.

Un partenariat national pour engager le déploiement

Fort de ces analyses, l'Association des maires de France et le Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide décident de s'associer pour le déploiement d'un programme de lutte contre les emballages abandonnés sur la voie publique et dans la nature.

Ainsi, par cette charte, l’Association des Maires de France et le Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide s'engagent à prendre des dispositions à l’échelle nationale, dans le cadre de leurs domaines d’intervention respectifs.

Ainsi, ils proposeront aux communes ou à leurs groupements et aux entreprises adhérentes au Snarr situées sur leur territoire de s’engager en signant conjointement une convention locale de mise en oeuvre de solutions.

C’est bien en conjuguant les efforts entre les entreprises et les collectivités publiques et leurs représentants, localement et nationalement, que la lutte contre l’abandon des déchets sera gagnée.

Le Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide s’engage à inciter ses entreprises adhérentes à :

  • Mettre en oeuvre un programme de lutte contre les déchets abandonnés
  • Conclure des conventions locales de mise en oeuvre de ce programme avec les acteurs concernés, notamment les communes ou leurs groupements.
L’Association des Maires de France s’engage à inciter les communes ou leurs groupements à :
  • Conclure des conventions locales de lutte contre l’abandon des déchets sur la voie publique.
  • Redéfinir, en concertation avec la population, leur plan d’implantation des corbeilles, poubelles et conteneurs, si des dépôts de déchets sauvages sont manifestement observés sur le territoire de la commune ou du groupement de communes.
  • Coopérer avec les entreprises de restauration rapide pour mieux identifier les lieux sujets à abandon de déchets et ainsi optimiser les tournées de ramassage.
  • Engager, en partenariat avec des acteurs locaux (entreprises, associations environnementales, associations de commerçants de centre ville…), des campagnes de communication et de sensibilisation du grand public à la propreté.